C’est difficile d’être tolérant. Très, trop même et c’est bien pour ça que je ne le suis pas assez.

Être tolérant envers quelqu’un qui apprend, qui ne demande qu’à s’améliorer, je le conçois. Mais comment être tolérant envers le fumeur qui met en danger ses enfants, ceux des autres et en définitive, tout son entourage ? Comment pardonner au chauffard qui prend le volant avec un taux d’alcoolémie proche de la concentration d’un liquide antigel ? Comment enfin, pardonner les excès de nos dirigeants – et je parle ici au nom de l’humanité entière (crise de modestie) ?

Derrière la notion de tolérance, il y a celles de pardon et d’espoir: on pardonne une faute dans l’espoir qu’elle servira d’enseignement, dans l’espoir que le “fautif” saura percevoir qu’on lui donne l’occasion de se rattrapper.

C’est bien beau tout ça, mais il faut être vraiment naïf pour y croire. Même dans mes pires accès de naïveté (et Il sait que je suis naïf), j’ai du mal à l’accepter. Il n’y a qu’à consulter les nouvelles pour s’apercevoir que la tolérance universelle n’est qu’une utopie, une limite vers laquelle on ne peut que tendre asymptotiquement.